6 MOIS : 4ème point voyage

Tous les deux mois maintenant

Vous l’aurez remarqué, nous avons diminué la fréquence des points voyage. Nous avons ainsi plus de choses à dire 😉 et surtout un peu plus de recul. Voici donc un nouvel article à vocation « non carte postale » pour raconter l’envers du décor.

Confirmation : le blog real life, c’est bien

Nous avons rencontré des familles voyageuses ces dernières semaines et j’ai découvert une chose en discutant avec elles : Le tour du monde en famille, c’est comme la grossesse ! Les gens ne parlent que des bonnes choses et s’ils abordent quelques « soucis », c’est toujours à demi mots glissés furtivement dans le texte. Sans doute est ce parce que quand on a la chance de vivre une telle expérience, on ne veut pas se la jouer pleureuse. Mais du coup, ceux qui se préparent sont privés d’informations utiles et ceux qui rencontrent les mêmes soucis se sentent les seuls couillons qui s’y prennent mal.

En bref je me sens encouragé à raconter le bon et le mauvais, surtout dans ces points réguliers. Si nous vivons un expérience formidable, je ne voudrais pas cacher en quoi elle peut être compliquée parfois.

Bon on y va ? En plus je n’ai pas trop de mauvaises choses à raconter cette fois :)

Camping car

Notre bon céssé va bien. Je lui ai fait le coup des plaquettes de frein… pour rien. On m’avait dit qu’elles seraient mortes après 15000 bornes de route et j’entendais un bruit de métal affreux au freinage. Fausse alerte, c’était du à du sable coincé dans la rainure d’une plaquette à droite. Les plaquettes peuvent encore faire 30 000 bornes d’après le super garagiste poids lourd qui s’est occupé de moi. il faudra quand même faire  vérifier mes disques mais je ferais cela tranquillement en France. Cela m’a au moins donné l’occasion de visiter un garage ici.

Comment vont les parents ?

Au niveau santé, tout roule : pas un pet de travers :).20170203_143707

Pour ce qui est de la coexistence, aucun problème à signaler. Cela semble même un peu louche, n’est ce pas ? C’est pourtant vrai. Nous avons une capacité à ne pas être d’accord sans que cela ait trop d’impacts. Et puis vous avez lu mon chapitre « on se dit tout » ;).

Comment vont les enfants ?

La santé est toujours bonne, rien à signaler là non plus !

Pour ce qui est de la vie quotidienne, elles sont solides et souples ces petites. Nous pourrions presque l’oublier vu que cela se fait se fait au quotidien… nous en sommes assez fiers et régulièrement épatés. Bien sur il y a des râles, mais elles encaissent pas mal quand même. En ce moment, Marine, Morgane et Manon dorment toutes les trois… un étage au dessus de nous. Elles se gèrent (enfin presque) toutes les trois de  19h30 à 8h30 le matin.IMG_2284 (Medium) 20170120_075922 IMG_2465 IMG_2215 (Medium)Elles s’adaptent pour les repas, le rythme et même pour le travail scolaire. Ce dernier point, comme pour beaucoup d’autres familles, est l’un des plus compliqués à gérer. Les difficultés résident dans la logistique (où travailler, quand, dans quelles conditions…),la discipline (travailler presque tous les jours, durant la durée convenue) et la motivation (les petites ne voient pas forcément l’intérêt et n’ont pas l´ambiance créée par une classe…).

Nous avons un mieux sur les relations des grandes. Ce n’est encore la grande fusion fraternelle mais un peu « l’entente cordiale franco-anglaise » : une situation d’équilibre se profile parfois. Ho surprise, c’est d’ailleurs quand nous les laissons livrées à elles-mêmes que cela se voit le plus…IMG_2300 (Medium)

Nous avons notre petite Romane dans notre chambre en ce moment car il faut qu’elle se repose. Depuis plusieurs semaines elle est devenue susceptible, « grognon » et râleuse. Nous soupçonnons le sommeil d’être une des causes et l’aidons donc à s’endormir plus tôt. Cela lui fait de plus du bien d’être un peu seule avec nous.

Déplacements (Fréquence et rythme)

En Malaisie, les circonstances nous ont contraint à prendre notre temps. Le rythme a donc été extrêmement faible et on peut dire que nous avons pris notre temps partout :). Maintenant que nous allons « backpacker » il va à nouveau falloir trouver une bonne fréquence de changement…

Fourniture et alimentation

Comme je vous l’ai dit, la Malaisie nous a (enfin ?) fait abandonner la cuisine. Nous prenons toujours nos petits déjeuner au pain (de mie) et à la confiture. Tous les autres repas se passent dans les restaurants de rue. Nous nous y régalons pour environ 1€ par personne. A ce prix en revanche, c’est plat unique à quasiment tous les repas. Cette organisation se confirme en Thaïlande avec de nouveaux goûts à découvrir !

En Thaïlande, la bière est enfin moins chère !  1,5€ pour une bouteille de 630 ml. Cela coûte néanmoins toujours plus cher de boire que de manger car un plat de riz frit vaut moins que cela.

L’eau potable se trouve partout en bouteille mais surtout dans des distributeurs d’eau purifiée. Le prix est alors extrêmement faible.

L’eau de douche et cuisine se trouve elle aussi très facilement. Le moindre tuyau qui traîne vous est généreusement prêté pour faire le plein. Cela ne coûte que de raconter notre histoire pour la millième fois.

Le gaz pour sa part pose encore un souci. Impossible de se faire remplir si ce n’est au yacht club de Selangor. Pour de prochains voyageurs je recommande vraiment une étude poussée des adaptateurs. A défaut, vous ferez comme nous ou les les camionautes en abandonnant le frigo et en achetant un brûleur portatif à  dix euros. Pour la bière fraîche, il faut alors acheter de la glace chez n’importe quel épicier… comme au camping en France.

Types de dodos

En Malaisie c’était le pied car nous pouvions dormir partout (à deux exceptions près d’où nous avons été virés gentiment). Nous avons fait quasiment deux mois de dodos bercés par les vagues.20170111_145844_Pano (Medium)20161226_184235-medium20170111_104815_HDR (Medium)Maintenant que nous sommes en guesthouse, cette rubrique n’a plus grande signification…

A mi voyage, offrons nous un peu de réflexion sur celui ci

Plusieurs d’entre vous nous ont posé des questions sur le « fond » du voyage et son côté « spirituel ». Je prends donc quelques lignes pour vous donner des éléments

Alors après six mois, avons nous décroché ?

A mi route, nos réalisons qu’un an c’est finalement court. Nous n’avons pas vraiment décroché de nos vies françaises. Nous pensons très régulièrement à nos amis et familles, leur parlons par FaceTime ou WhatsApp et envisageons déjà quelles fêtes organiser…. prochainement :). Nous suivons également, de loin certes mais quand même, nos boulots et pensons parfois à comment nous y reviendrons.

Avons nous l’impression de changer ou d’avoir changé  ?

Ce qui est incroyable dans ce voyage c’est que nous sommes toujours dans un rythme soutenu. Rares sont les jours durant lesquels nous n’avons rien à organiser voire à résoudre. Ajoutez à cela que nous n’avons souvent personne avec qui échanger, comparer et dédramatiser. Vous comprendrez alors que nous n’avons quasiment aucun recul.

Nous ressentons donc bien qu’il y a du changement, de l’évolution dans notre manière de vivre ensemble mais je ne saurais pas précisément dire en quoi.  J’ai quand même deux trois exemples  : La relation Marine/Manon est assez bluffante parfois, je n’ai évidemment jamais passé autant de temps avec mes filles, Manon est d’une autonomie incroyable….

Créer une « meilleure famille » ??

Melissa Sue Anderson, Melissa Gilbert, Michael Landon, Karen Grassle, Lyndsay Greenbush

Un jour je racontais à mon ami Laurent le dentiste que mes enfants faisaient trop de bruit où qu’ils aillent. Il me répondit très amicalement « heu… les chiens ne font pas des chats ». Il avait tout dit. Les FAUVEL-TOMINE, c’est une famille dans laquelle ça beugle et fait du bruit. Inutile de chercher une douce harmonie alors que notre mode de fonctionnement est profondément « rentre dedans ». Chez nous les relations se construisent un peu dans la douleur… addamscela les rend elles plus fragiles/solides ? En bref, c’est maintenant clair pour moi : nous sommes une famille de qui se gère « au shaker » (on est un oeu secoués quoi…) et il faut que nous nous aimions tous comme tel :).

Et maintenant ??

Hé bien vous savez déjà que nous partons en guesthouse. Tout va nous paraître assez simple au quotidien (douche, énergie etc.). En revanche nous allons gérer des migrations et nous allons perdre de la proximité avec les locaux…

Ce sera sûrement formidable, on vous racontera bientôt 😉

MALAISIE – Toujours la côte Est sur fond de carte postThai

Rappel de l’épisode précédent

En attendant un potentiel « permit » pour traverser la Thailande, nous passions du bon temps avec nos amis les camionautes.

Nous avons vécu des jours hyper agréables et relaxant auprès de nos nouveaux camarades. Ils ont d’ailleurs de leur côté extrêmement bien raconté notre rencontre dans cet article de leur blog que je vous encourage à lire. Le point d’orgue aura été l’anniversaire de Guil, auquel nous avons offert l’ouvrage « Voyager avec des cons » que Luc nous avait offert à notre départ. Nous nous sommes dit qu’après avoir été lu et relu chez nous, cela avait un sens qu’il continue sa vie dans un autre voyage !

Nous en avons même profité pour offrir une toilette au CC.20170107_143930 (Medium)Les Thai ont été occupés par les Normands  ?

Le soir du 06/01, voyant poindre le we, je me suis fendu d’un petit mail de relance au ministère Thai. Ils m’ont répondu 30 minutes plus tard :   « Si je suis sage, que mon CC répond à tous les pré-requis cités dans les 137 articles de la nouvelle loi Thai et que mon agence de voyage travaille bien avec eux alors ils m’accorderont une autorisation exceptionnelle de traverser ». Bref c’est un « ptete ben que oui mais… ptete ben que non ! »

Plus sérieusement, j’ai une chance de passer si je respecte la nouvelle loi alors que celle ci interdit purement et simplement les camping-car. Je contacte donc l’agence avec laquelle je « bossais » et lui annonce la nouvelle. Elle met deux jours à m’annoncer que je peux passer mais avec un guide dans mon CC, une voiture Thai et son chauffeur devant moi : « Les Fauvel en convoi exceptionnel ». Au passage, elle me présente un devis à 1200€ minimum pour 5 jours, plus les repas et hôtels de nos deux « baby-sitters ». Les guides Thaï seraient payés comme des ministres ?!?

Cerise sur le Mc Do, deux jours plus tard elle m’annonce aussi que je dois faire traduire et certifier conforme tous les documents de mon véhicule par mon ambassade.

La pilule est trop dure à avaler. Nous avons cessé toutes les démarches avec l’agence et la Thaïlande depuis le 10/01.

La dure loi du voyage

Ces nouvelles nous arrivent en partie durant nos vacances campagnardes avec Marcel et son équipage de camionautes. Là bas, le temps a suspendu son vol, les heures coulent doucement. Nous sommes bien, comme dans un cocon nous protégeant de la noirceur Thaï.IMG_7371 (1200x800)Pour autant, il faut bien repartir un jour ! Mais ce n’est jamais le bon jour…. à cause de la météo, de l’école, des crêpes de Cachou, de la mise en ligne de « World Wild Waste », des attaques de criquets géants dans les plaines américaines…

Nous sommes donc partis un beau matin, avec un délai de prévenance à J-2 pour les enfants et dans les râles collectifs de toute la marmaille Fauvel :). Notre destination : un peu plus loin, on verra bien :o).IMG_7382 (1200x800) (Medium)Cherating, la plage des surfeurs

Quelques kilomètres plus loin, nous visons une plage référencée par plusieurs prédécesseurs. Elle est plutôt tranquille, garnie de restaurants (cad nos cuisines…) et pleine de charme. 20170111_104614_HDR (Medium)Nous nous y installons donc pour faire un point de situation, approfondir toutes les pistes et tenter de tracer une voie pour la suite du voyage.

Nous avons également réalisé qu’il fallait passer plus de temps avec Morgane pour la partie école. Le rythme de nos journées est donc revu en profondeur pour prioriser cette partie.

Deux jours plus tard, après une bonne glandouille, nous repartons pourtant. Syndrome de précipitation ? Non ! Karaoké !!!!! Le deuxième soir, un restaurant de plage a ouvert ses portes aux miaulements  si appréciés ici. Totalement insupportables, les vocalises des crécelles nous poussent donc au moins… 5 kilomètres plus loin !

Nous visitons au passage quelques sites à touristes : Le sanctuaire des tortues car nous n’en verrons pas en liberté (mauvaise saison)20170111_141627 (Medium) une vieille mine d’étain dont la maison de maitre coloniale est devenue un musée20170109_124224 (Medium)et la petite ville de Pekan. Elle est assez charmante et nous offre une belle balladeDSCF6070 (Medium)et le privilège de découvrir à quoi ressemble des litchis ramboutans frais.. DSCF6073 (Medium)La ville comporte un charmant « musée de l’Islam ». DSCF6063 (Medium)Nous ne pouvons pas manquer cela : il est gratuit et climatisé ! DSCF6051 (Medium)Son exposition est claire et agréable à parcourir. On nous prête des tenues de Jedi pour la visite. Sympa non ?DSCF6044 (Medium) La plage du Club Med

Cette plage nous était elle aussi recommandée par de précédents voyageurs : Un « coup de de cœur du touracinq.com », ça en impose ;o). Hé bien ils ne plaisantent pas : c’est un véritable petit coin de paradis dans lequel verdure et ombre s’arrêtent seulement pour laisser la place au sable… 20170111_145844_Pano (Medium)Il y a même une petite brise rafraichissante qui nous soulage des 30° permanents.20170111_151012 (Medium)20170112_174739 (Medium) D’ailleurs, cette plage jouxte celle du Club Med, l’un doit expliquer l’autre.20170111_142904 (Medium)

Nous y passons trois nuits (pas au Club… hors budget) dont deux durant lesquelles les filles vont allumer un feu sauvage. Barbecue et marshmallows au programme, toujours l’effet camionaute !  20170112_174855 (Medium)Les journées sont tournées vers l’attente, l’étude de plans B et le travail scolaire. Un peu de visites quand même avec par exemple ce temple au Bouddha couché au fond d’une grotte de 300 mètres. DSCF6097 (Medium)Au troisième jour, nous voyons passer Annette que nous avons rencontrée grâce aux camionautes.  Elle nous apprend que le resort derrière nous appartient à une amie. Du coup, nous entrons hardiment demander si nous pouvons nous brancher au 220 ce que la patronne nous accorde de très bon cœur ! Elle nous installe dans le resort et nous allume même un feu de camp pour la nuit. Nous sommes malgré les mois qui passent toujours surpris de la simplicité et de la gentillesse de gens pour qui nous sommes des inconnus.DSCF6124 (Medium)

Bon où en sommes nous alors ?

Nous avons finalement déterminé comment le voyage allait se poursuivre en fonction de la Thaïlande. Nous avons pris des renseignements sur des blogs, le site de la diplomatie française et surtout auprès de voyageurs ayant des données fraiches. C’est fou le nombre de français asuper sympas, parfois organisés comme nous, parfois beaucoup plus mais tous coincés en Asie. Deux plans se détachent pour nous…

Plan 1 : Tant pis pour le camping car et son shipping

Dans ce plan, nous abandonnons la traversée de la Thaïlande et renvoyons dans un mois le camping-car vers un pays « vers la maison » comme la Turquie. Cela nous laisse deux mois de visite en sac à dos pour parcourir les pays d’Asie du sud est (Je vous promets que si nous allons en Thaïlande, ils vont s’en souvenir). Nous rejoignons ensuite le véhicule à son arrivée et repartons avec lui pour un petit périple de 3 mois vers l’Europe de l’Est.

Plan 2 : Si ça passe, ce n’est pas pour rien

SI nous réussissons à franchir la Thaïlande, nous pourrons plus difficilement revenir ou même shipper vers chez nous. Nous reviendrions alors par la route via… la chine, le Kazakhstan, la Russie etc…

Et donc ?

La décision va se prendre d’elle même. Daryl, notre super agent shippeur et logisticien de son état, travaille en ce moment à faire traverser notre CC sur un camion. Si cela fonctionne à budget raisonnable, alors plan 2. Sinon, plan 1.

Au niveau économique et en partant de la situation actuelle, le plan 1 est moins couteux. Le plan 2 en revanche permet pour une dépense un peu plus forte d’ajouter une touche imprévue au voyage : de nouveaux pays et un retour par la route.

Et en attendant ?

Nous bouinons de plages en restos et de cours du cned en séances de web pour nous documenter. Dans 5 jours, nous recevons la visite de nos amis nantais Nico et Claire  pour partager poulets grillés, chamallows, et bières dans le sable à coté du club Med. 20170112_181359 (Medium)Juste après survient la deadline que nous nous sommes fixés. Si le plan 2 n’est pas opérationnel, nous l’abandonnerons car le temps nous manquerait pour le mener à bien. Nous lancerions alors les démarches pour le shipping du CC et les achats de sac à dos !

Selon le plan, il faudra aussi faire la vidange et changer les plaquettes de frein du CC, ce que je sens être encore un nouveau sketch ;).

 

 

MALAISIE – Thaï ou pas Thaï, les camionautes et la belle vie

Résumé du dernier épisode

Nous étions sur l’ile de Penang à couler du bon temps avant de partir tenter notre chance à la frontière.

En route !

Nous décidons de partir vers la frontière afin de savoir définitivement si nous pouvons passer « en douce » ou pas.

Sur la route, nous faisons une petite halte dodo afin de nous présenter « de bon matin » à la douane. Nous suivons une petite route qui longe toute la côte à l’extrême au nord-ouest. Elle est coincée entre mer et marais. Des milliers de libellules tournent autour de nous sur le parking que nous avons déniché. C’est impressionnant et très beau à voir.

20161229_091351-mediumNous mangeons paisiblement mais vers 22h, le bouiboui d’en face allume… son karaoké. A peine 8 à 10 pleupleus à la fois dedans mais chacun pousse la chansonnette jusqu’à 4h du matin ! La nuit est un peu perturbée mais peu importe : nous sommes tournés à 100% sur l’objectif frontière.

L’entrée en Thaïlande : Il est passé par ici… il repassera par là

Au matin, tout le monde est au taquet. Les grandes sont en pantalon, coiffées et prêtes à sourire (ou pleurer ?) sur demande face aux douaniers.

La sortie de Malaisie se passe sans souci. Il faut simplement bien demander à faire remplir le carnet de passage en douane pour le cc. A l’entrée en Thaïlande, nous tentons de nous faire discrets… avec notre maison à roues. 20161229_123010-mediumEtrangement, un douanier nous voit venir et nous intercepte. M…. il est au courant. Nous sommes accueillis avec une extrême gentillesse et bien installés dans le bureau climatisé. Evidemment, nous faisons sourire tout le monde bien fort. Pourtant rien à faire… au grand désarroi de nos douaniers qui appellent même les autorités routières (la DLT). Malgré deux heures de supplication collective, nous n’obtenons que le droit de quémander une autorisation exceptionnelle. Réponse le 06/01. Nous aurons toujours vu 300 mètres du pays 😉20161229_135134-mediumNous repartons donc tous bien penauds pour revenir en Malaisie. Cela va nous prendre deux heures pour faire tamponner le CPD, annuler nos tampons de sorties etc… M’enfin, nous trouvons quand même l’énergie de passer au duty-free acheter quelques bouteilles pour noyer notre chagrin.

L’entrée en Malaisie : trop facile !

Voyons le coté positif, nous entrons dans un pays avec une assurance, une autorisation de rouler, une carte de péage, une carte internet, de l’argent local, … Bref, on est trop fort cette fois.

Nous nous réfugions au bord de la mer, sur un nouveau spot. Nous y reprenons contact avec « Marcel et les camionautes », une famille en vadrouille depuis un an et demi (merci Sabine pour le contact). N’ayant aucune destination fixe et sur leur invitation, la famille décide de se joindre à eux sur la côte Est pour le réveillon. Il n’y a plus qu’à faire les sept heures de route :).

Un éléphant…

Pour une si longue route (au sens mondea6), il nous faut un arrêt dodo. Stéphanie nous emmène, dans la fraicheur de la forêt centrale, voir le centre de protection des éléphants. Nous y dormons face au portail d’entrée (si si derrière Romane il y a un panneau qui trompe…)20161231_081239-medium après 20 bornes de nuit sur une route qui ne va que là. Au matin, visite d’un parc qui n’a rien de bien merveilleux dscf6004-medium 20161231_102107-mediumet fait un peu « show à touriste ». Quoi qu’il en soit, c’est notre première occasion de voir des éléphants et les enfants y prennent plaisir. Romane est impressionnée, les éléphants ont tellement faim qu’ils ne prennent même pas le temps d’éplucher les bananes !dscf6022-medium dscf6026-medium

La jonction des familles

Suite à la visite, il nous reste deux heures de route et quelques courses à faire en vue d’un arrêt prolongé. La pression monte chez les enfants des deux familles : « mais on arrive quand ???? ».

Vers 17h, c’est enfin la jonction ! Nous sommes prêts pour fêter le « 31 ».img_7243-mediumGuil, Cachou et leur enfants nous réservent un accueil des plus chaleureux. Ils ont sélectionné un bivouac compatible avec notre CC (Marcel est un vrai camion…), semi sauvage et proche de la plage. Les enfants (Noé et Jules ont 10 et 14 ans) accrochent immédiatement, les parents discutent autour de l’apéro : c’est parti pour les vacances.img_7241-medium

La vie en colo’

Les jours qui suivent s’écoulent tout tranquillement entre repas et café partagés,img_7234-medium dscf6029-medium activités de chacun img_7244-mediumet jeux d’enfants. dscf6027-mediumNous ouvrons ensemble la plus petite école du monde dans Marcel :). dscf6030-mediumC’est l’occasion pour nous de partager nos expériences, astuces et déboires. Nos compères ont déjà beaucoup voyagé et ont surtout visité des pays que nous pensons traverser prochainement. Les camionautes sont beaucoup plus portés bivouac « nature » que nous  avec nos bivouacs « citadins » proches des restos ; nous apprenons donc à vivre cela. Leur rythme est également plus tranquille et cela nous incite à baisser le nôtre en attendant la réponse de la Thaïlande. Tout cela anime nos discussions, parties d’échec et autres petites ballades. Cachou est très bonne cuisinière et nous prépare des petits plats. Pour notre part nous restons « nous » et misons surtout sur les barbecues.

Bref, pour la première fois nous sommes par choix depuis 7 jours au même endroit :).

Et après ?

En parallèle de l’attente, nous avons cherché d’autres possibilités pour la suite du voyage : Traverser la Thaïlande sur un camion porteur, faire un shipping pour éviter le pays maudit, rentrer directement vers le moyen orient, faire un shipping vers un tout autre coin… Evidemment tout cela reste en suspens, nous vous tiendrons au courant

Pour l’heure, nous vous souhaitons à tous une bonne et heureuse année. Qu’elle vous apporte d’abord la santé et au delà joie et bonheur !

 

Interview des parents par Marine et Morgane

Suite à la bonne idée donnée par Cindy, nous avons interviewé les parents. Les parents ont été interrogés séparément. Les réponses notées sur papier puis le tout fut saisi par Papa. Une relecture finale a été faite par les journalistes d’un jour.

Préférez vous la France ou le CC ? Pourquoi ?

Maman : Le camping car car on bouge tout le temps. C’est l’aventure.
Papa : Le camping car est évidemment en tête cette année mais je ne me vois pas y vivre. La France l’emporte haut la main sur le long terme.

Si vous deviez repartir, que changeriez vous ?

Maman : Je partirais en sac à dos et sans bébé, donc plus tard, quand Manon aura grandi.
Papa : Plus de préparation pour chaque pays, plus de gestion de l’énergie et peut être un autre véhicule.

Quelle est l’activité habituelle que vous aimez le moins ?

Maman : Faire travailler les enfants pour l’école.
Papa : Rien ne me pèse en particulier, sauf la contrainte générale de devoir tout gérer à l’économie (énergie, eau, temps…)

Quel est l’enfant qui vous donne le plus de difficultés ?

Maman : Tous mais Manon est la plus facile à gérer, c’est ma chouchoute ???
Papa : Manon nous prends le plus de temps mais moins d’énergie. Ensuite les trois autres alternent avec talent leurs crises :).

Où auriez vous été prêts à rester une semaine ?

Maman : Sur la plage de Port Dickson, en Malaisie.
Papa : Tirebolu en Turquie (sans le pb de l’énergie), la plage de Sharjah, port Dickson et bien d’autres…

Préférez vous le climat tempéré ou tropical ?

Maman : tempéré, il fait quand même très très trop chaud.
Papa : tempéré sans hésiter, surtout pour un Normand…

Lequel de vous deux est le plus gentil avec les enfants ?

Maman : Moi
Papa  : Moi

Quelle fut votre visite préférée ?

Maman : Les Petronas Towers de Kuala Lumpur
Papa : Le parc naturel de Plitvic en Croatie avec ses chutes d’eau. Un peu saturé de touristes mais quelle beauté. Les villes souterraines de la Cappadoce.

Combien de temps par jour passez vous à organiser le voyage ?

Maman : 2h. Cela intègre le temps de recherche pour manger, dormir et préparer les étapes suivantes
Papa : de 1h à 2h.

Quel est votre souvenir le plus marquant (hors visites) ?

Maman : En Iran à Tabriz, le repas d’Achura avec les hommes d’un côté et les femmes de l’autre
Papa : Il y en a tellement… La rencontre avec cette belle famille de vendéen au Lac de Garde. En Turquie le dépannage de pneu assisté par le patron de la station service qui ne parlait pas anglais. De même l’invitation d’Ameth dans sa ferme pour la fête du mouton. En Iran, le coup de main de Amir qui m’a pris sur sa moto avec ma bouteille de gaz pour aller la remplir.

Quelle a été votre nourriture préférée ?

Maman : La nourriture indienne que nous trouvons en Malaisie.
Papa : Le repas typique dans le restaurant Iranien près de la maison-palais à Kashan

MALAISIE – Les plages, les plages, les plages et Malacca

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes dans les starting blocks pour quitter notre refuge du Yacht Club et repartir sur les routes de Malaisie.

Aller chercher l’ICP

Comme convenu, j’appelle notre assurance le mercredi 14/12 et obtiens confirmation pour aller chercher notre contrat.
Prochaine étape : Putrajaya et le ministère des transports Malaisien. La ville est en fait un ambitieux projet (ou un délire) du gouvernement. Une ville nouvelle créée autour d’un lac artificiel gigantesque, pleine de gratte ciels et destinée à recevoir toutes les administrations du pays. 8 milliards de dollars… mais c’est beau et propre !   20161214_184359-mediumArrivés trop tard le soir dans les bureaux (à 16:30), nous passons une nuit sur place. Le lendemain matin nous récupérons le sésame après deux petites heures de paperasseries souriantes avec toute la famille (bureaux  climatisés) et une inspection du véhicule. Nous voici prêts à rouler en toute légalité en Malaisie. En route vers le sable… M’enfin avec prudence car il faut maintenant que je m’habitue à la conduite à gauche. Je garde le profil bas, mais cela m’apparait toutefois comme une nouvelle étape vu les nombreuses différences de circulation auxquelles nous sommes confrontées depuis notre départ.

Les plages vers Malacca

Notre idée est de pouvoir enfin nous installer tranquillement sur une plage et « glandouiller » tous ensemble. Nous récupérons les adresses de tous les blogueurs passés avant nous. Puis nous essayons trois plages et nous arrêtons finalement sur une se situant dans un coin animé (restaurants, boissons fraiches, locaux en we…). 20161216_110937_hdr-medium 20161216_140847-mediumLa nuit qui suit n’est pas de tout repos. Dès 23h, des jeunes  en « motobylettes » utilisent cette plage et viennent pour « se tirer la bourre ». Ils tentent de nous chasser en faisant vrombir leurs moteurs de tondeuses à 5cm de « Toto », c’est le nom que nous venons de donner à notre Cc, avant de capituler à 2h du matin.

Le lendemain, Stéphanie relance le travail scolaire qui a pris du retard… La tâche est ardue et Morgane souffre le martyr. 20161216_140936-mediumNous l’avons sans doute laissée travailler trop seule. En 6e, beaucoup de nouvelles choses doivent lui être enseignées, la méthode de travail en particulier.

Nous parcourons ensuite une nouvelle série de plage. L’une d’entre elle est très chouette, pleine de singes 20161217_162249-medium 20161217_164901-mediummais l’eau est à proprement parler noire ! Ca vaut le coup que je vous montre20161216_183529-mediumNous allons finalement nous poser sur une plage isolée de la route et proche d’un resort. Nous garons le CC sur le sable au ras des vagues et passons là une superbe soirée.20161217_105354_pano-medium20161217_072630-medium Le lendemain matin, après la détente « pré enfants »dscf5734-mediumc’est baignade pour tout le monde. dscf5737-mediumJe vous rappelle qu’il fait toujours 32 degrés minimum avec 70% d’humidité : nous mourrons de chaud. Dans la matinée, une colonie de vacance pour les 0-99 ans s’installe près de nous. Ouf, ils font des jeux aussi neuneus et rigolos qu’en France et nous font bien rire.20161217_105304-mediumDans l’après midi, nous roulons vers Malacca et nous arrêtons sur une grande plage (encore) au nord ouest de la ville. Elle est pleine de malaisiens en weekend mais se vide dès 19h30. Là encore nous sommes peinards les pneus dans le sable et proche de restaurants de rues.

Malacca, la « perle historique »

Malacca (ou Maleka en local) est la plus vieille ville de Malaisie. Elle fut construite par les portugais, reprise par les hollandais et gérée durant un temps par les anglais. Son histoire est donc celle du colonialisme et de l’immigration qui a peuplé la Malaisie (chinoise notamment). Il reste quelques bâtiments mais beaucoup de bruit pour pas grand chose si ce n’est… aguicher les touristes :). Nous visitons toutefois avec plaisir une magnifique maison traditionnelle des premiers « baba nonyas » (immigrés chinois). Nous parcourons également les rues blindées de perches à selfie et observons les traces qu’ont laissées les européens ici.20161218_144356-mediumdscf5771-mediumdscf5772-mediumdscf5770-mediumNous allons également visiter le plus ancien temple « Bouddhiste – Taoiste – Confucianniste » du pays. oui oui, ces trois trucs là peuvent coexister en paix sous un même toit 😉dscf5757-medium dscf5756-mediumLe moment le plus fort de la visite reste la ballade en « Trishaw ». Ces « vélo-sidecar » à thème, kitschissimement décorés et hurlant leur musique sont devenus un symbole de la ville. Les filles vont faire une ballade dans un trishaw « Reine des neiges » hurlant « let it go » exactement comme le rêvait Romane depuis des jours. C’est encore un de ses « plus beaux jours de sa vie ».20161218_150135-medium dscf5786-mediumLe soir, nous sommes cuits de chaleur. Nous revenons sur notre plage chercher sa fraicheur et sa brise. Nous y décidons en soirée de retourner le lendemain en ville pour gérer un détail : les emplettes de Noël. Une journée shopping et 3 ou 4 magasins plus tard, le vieux barbu est prêt pour le grand jour. Nous pouvons donc sereinement prendre la route vers notre étape « Fraicheur ».

Vers les Highlands

Passage obligé de tout touriste en Malaisie : la fraicheur des stations de loisir en altitude. Nous roulons donc vers « Cameron Highlands », au nord de Kuala Lumpur. Nous faisons d’ailleurs un arrêt dodo dans un parc de la ville car la route est un peu trop longue.Le matin, je découvre que les malaisiens aiment eux aussi le jogging, l’éveil musculaire etc. Quitte à le pratiquer voilées…dscf5796-mediumCela vaut aussi (et surtout) pour la natation !20161214_185851-mediumEt sinon la Malaisie c’est comment ?

D’abord c’est TRES chaud et TRES humide… Heureusement, les ventilateurs USB sauvent nos nuits.
Ensuite, c’est hyper agréable à vivre. Nous pouvons nous arrêter dormir facilement avec le CC. Des machines à eau potable se trouvent partout. Les gens parlent tous anglais, même si c’est parfois peu. Ils sont tous souriants et agréables. Nous avons même des « Welcome to Malaysia » qui fusent parfois. Sur les plages, j’ai régulièrement des gens qui viennent vers nous pour discuter et nous conseiller. Ce pays est également plein de laveries, celles qui nous ont tant manquées depuis 2 mois !20161215_113040-mediumAutre bon point, ce pays musulman permet la vente d’alcool. Nous pouvons donc le soir, quand la température « tombe » à 29, nous offrir une petite mousse face à la mer. en revanche, cela reste assez cher. La « Tiger » de 33cl coute près d’1,5€, soit plus cher qu’un repas copieux. Du coup, quand nous trouvons un bon prix, nous n’hésitons pas20161219_153427-mediumComme on dit « 30 bières, 4 bouteilles de vin et 2 baguettes… t’as si faim que cela toi ? ». Il faut bien préparer Noël !

Et la vie à bord ?

La reprise de la route a recréé un début de dynamique positive. Au moins l’idée du voyage était donc bonne ;).

Parmi les petites choses amusantes, les lits des enfants étaient initialement séparés en deux par des planches. Celle de Romane et Morgane a été supprimée il y a plusieurs mois. Hé bien celle de Marine et Manon… ne servait plus à grand chosedscf5731-mediumnous l’avons donc supprimée elle aussi il y a deux jours. Les filles partagent maintenant réellement les mêmes lits et leurs ventilateurs respectifs.

Notre bébé va toujours aussi bien. Elle supporte la chaleur, boit beaucoup d’eau et a une qualité énorme : elle adore le riz dscf5741-mediumBon et après ?

Nous sommes arrivés ce soir au « Cameron Highlands », juste pour l’heure du diner avant le dodo. Il fait 19 degrés dehors la nuit, nous avons un peu froid, mais c’est un vrai bonheur :) On ressort couettes et duvets.

Demain, à l’assaut !

MALAISIE – Kuala Lumpur

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes à la fin de notre séjour au bord de la mer sur une ile des philippines.20161130_175603-mediumet nos bagages sont prêts20161201_102515-medium

Arrivée facile facile

Après un petit tour de bateau depuis notre iledscf5588-medium, un coup de bus, un jump en avion de 4 heures depuis Manilledscf5601-medium, nous débarquons à KL (Dire Kuala Lumpur ça fait touriste 😉 ). Pour essayer de progresser en organisation, nous avons lu le guide avant de venir :o). Nous cherchons donc un taxi comme indiqué… impossible car nous sommes six. Nous ressortons donc notre principale compétence : Improviser à l’arrache ;). Je regarde si Grab (le « UBER » de Manille) fonctionne ici, trouve un chauffeur qui vient nous chercher au tarif convenu. Cerise sur le gâteau, nous tirons du cash sans peine et achetons notre carte sim 4g directement à l’aéroport : We are back online ! Tout cela devient trop facile :)

La famille à l’auberge de jeunesse

Nous sommes arrivés à Kuala Lumpur dans une guesthouse (un truc entre l’hôtel, l’auberge de jeunesse et la chambre d’hôte je dirais) depuis laquelle nous comptons découvrir la ville en attendant le CC 3 jours.

Dans une guesthouse, il y a des dortoirs et des chambres. Pour notre part, nous avons deux chambres voisines : une pour les parents (avec bébé) et l’autre pour les enfants. Sur le toit, une grande terrasse 20161206_151049-medium 20161204_084701-medium20161204_084616-medium avec à disposition des coins salon, une cuisine, un frigo, un grille pain et du café à volonté. En plus, ils vendent la bière moins cher que dans les supermarchés : c’est donc le paradis.

Nous y sommes mixés avec une population généralement jeune, très détendue et nous écoutons quelques musiciens, voyons des cigarettes tourner, refaisons un peu le monde (en anglais… dur dur).

20161204_084637-mediumL’autre bonne surprise est que Willy (le patron) est très accueillant, y compris avec les enfants.20161208_102853-medium 20161208_102753-medium Il leur offre des verres, plaisante avec elles et leur apprend même à monter sur la « slack »20161204_190816-mediumLe bonheur est dans la rue

Nous sommes en pleine ville, près de China town et nous découvrons enfin cette ambiance urbaine asiatique. Cela grouille de gens, les trottoirs sont bondés de boutiques et de restaurants, il fait 35 degrés, les sourires sont partout… Nous adorons, même si la chaleur nous assomme en ces premiers jours. Nous allons souvent chercher la fraîcheur dans la bière de la terrasse20161204_152554-mediumLe point fort est que maintenant, fini la cuisine ! En effet, faire à manger soi même coute plus cher ici que manger dans la rue. Quand on sait en plus qu’ici la cuisine de nombreux pays se mélange et que les buffets sont nombreux…20161203_141311-medium Nous nous régalons à chaque repas si les épices ne nous brulent pas la langue ;).20161205_201451-mediumEquipés grâce au wifi, nous réalisons aussi quelques facetime sous les ventilateurs qui tentent de nous rafraichir.

Le retour des visites

Avec une Manon requinquée et un point de départ proche de tout via taxi et metro, nous pouvons maintenant relancer la partie « visite » du voyage. Nous nous rendons donc dans un des rendez vous manqué de Stéphanie lors d’un premier passage ici : Les fameuses « Petronas Tower ». dscf5666-mediumEt hop… une pause à la chinoise (elles faisaient toute comme cela) 20161204_115215-medium 88 étages, dscf5659-mediumune passerelle entre les deux,20161204_133556_pano-mediumdscf5651-medium des ascenseurs qui montent comme des fusées : tout est hallucinant.

Au pied, il y a un charmant petit parc avec une gigantesque aire de jeux. Mais il fait si chaud que tout le monde (même Stéphanie) préfère la pataugeoire toute proche20161204_145148-medium20161204_145202-medium dscf5676-mediumNous visitons également une attraction à touriste, le « Bird park » qui est une gigantesque serre sous laquelle on trouve des dizaines d’espèces d’oiseaux. 20161205_113403-medium 20161205_113552-medium J’y croise d’ailleurs un oiseau tellement exotique qu’il me rappelle un peu notre emblème national, non ?20161205_113609-mediumEt puis il y a beaucoup de petites choses autour de nous qui sont à portées de main : les temples bouddhistes20161203_150019-mediumdscf5615-medium 20161203_150935-medium 20161203_150810-mediumles musées à la noix sur les vêtement locaux (peu enthousiasmant mais gratuit ET climatisé)dscf5695-medium 20161206_115538-mediumEn gros, nous aimons beaucoup cette ville très vivante sans être aussi bruyante que Manille, hyper cosmopolite et où tout le monde parle anglais ! 20161206_122219-medium L’arrivée du camping car

Tout cela ne doit pas nous faire oublier que nous sommes là pour attendre notre CC. Nous sommes arrivés 2 jours avant lui par sécurité alors que lui va prendre 2 jours de retard en sortant du bateau. Peu importe, l’essentiel est que le mardi 06/12 je le récupère en parfait état. Il est juste un peu crasseux mais regardez comme il est magnifique sur son flat rack !20161207_131102-mediumJe vais le sortir de là moi-même et devoir ensuite patienter pendant qu’un de ses voisins de bateau est déchargé par les équipes de Daryl.20161207_145137-mediumDaryl nous a recommandé un endroit parfait pour nous préparer avant de repartir : Un yacht Club qui nous héberge sur son parking. Nous y avons accès à des toilettes, douches, restaurant et même une piscine. 20161210_110838-mediumNous ne sommes pas la première famille en CC à s’y attarder…
Nous allons pouvoir y faire la toilette de notre brave CC par exemple.

Un soir, alors qu’il est loué pour un mariage nous arrivons même à nous faire inviter à manger au buffet :)20161210_21070120161210_205927Formalités, préparations, organisation… toujours pas notre fort :)

Avant de repartir, il y a une première priorité : Obtenir une assurance pour aller chercher l’ICP (autorisation de circuler en Malaisie). Je m’y attèle dès que Daryl me remet ma carte grise et mon CPD mais ils m’annoncent 4 jours ouvrés de délai. Nous allons devoir patienter dans l’enfer du yacht club.

Durant ces jours, nous préparons donc la suite du voyage terrestre. Et patratras, les angoisses que l’on m’avait transmises étaient justifiées : Depuis le mois de juin, pour entrer en Thaïlande avec un CC, il faut monter un dossier béton via une agence de voyage et un mois de délai ! Pire encore, la Thaïlande se prépare à changer sa loi de manière imminente et à imposer un guide à bord du véhicule !!!! La Thaïlande (regardez une carte), c’est le pays au milieu de tous les autres ! Si nous n’y entrons pas, bah… fallait pas venir :).

Bon depuis cette nouvelle j’ai appris que nous avions encore une chance de passer avant le « guide obligatoire » mais il faut faire vite. Je remplis des dossiers, envoie des mails et me prépare à faire un saut au consulat Français de KL. Croisez les doigts pour nous. Si cela ne marche pas, ce sera plan B (genre vers l’Indonésie ou association humanitaire en Malaisie).

Famille famille et voyage

Vous l’avez lu dans le « point voyage », l’entente entre les filles nous travaille. C’est devenu le problème numéro un. Nous revenons dans notre petite maison roulante avec finalement une cohésion plus faible qu’il y a deux mois.  Pendant cette période transitoire, nous travaillons donc ardemment (j’ai l’impression de l’écrire depuis 4 mois… ou 10 ans) à la recherche d’un meilleur équilibre entre nous tous. dscf4279-mediumC’était l’un des principaux objectifs du voyage, l’heure de vérité est là :).

Bon et après ?

Nous sommes lundi 12/12 et il est 17h25. Mercredi nous espérons avoir notre assurance et pouvoir reprendre la route car si le yacht club est accueillant, il nous tarde d’aller découvrir la Malaisie pour de bon.

Deux  ou trois détails techniques pour les autres voyageurs 

Nous avons géré le shipping avec Daryl de Titan Logistics.  Il est hyper compétent, souple et réactif. Je ne saurais pas donner le montant de sa commission mais le prix final du shipping est de 4800$.cela inclue le coût des agents dubai qu’il nous a trouvé lui même. 

Nous avons pu faire remplir nos deux bouteilles de gaz turques au « Royal Selangor Yacht Club » dans lequel daryl installe ses protégés à leur arrivée. Apparemment cela relève du miracle car de nombreux blogs précisent que le remplissage est impossible ou que ce soit en Malaisie. Coût 70 ringgits la bouteille. 

En Malaisie il y a une carte de péage autoroute, le « touch’n go ». Daryl nous en a fourni une qu’il suffit de recharger en passant aux péages. 

Pour l’icp, c’est à Putrajaya qu’il faut aller une fois l’assurance obtenue (venez bien avant la fermeture car il y a une inspection sommaire mais longue). Shin Ching Enterprise ne fait plus d’assurance pour cc. Il faut aller chez « liberty insurance » a Klang ou à Putrajaya. Une fois la demande faite comptez 4 jours ouvrés avant validation par le siège. Coût pour 3 mois : 183 ringgits au tiers bien sûr. 

4 MOIS : 3e point voyage

Un mois trop tard ?

3e point voyage, vous aurez remarqué qu’il survient au 4e mois. Le 3e mois a été un peu trop mouvementé et nous avons pris du retard :). En gros tout n’a pas été rose, mais nous nous passons à nouveau du bon temps. Kuala Lumpur c’est topissime !

Dans les galères comme les bons moments, vos commentaires, mails et autres coucous nous ont fait chaud au cœur. A chaque nouveau message, toute la famille écoute et réagit. Merci à tous ! Nous répondrons un jour à toutes vos questions mais les journées sont encore trop courtes :).

Camping car

cc-sur-rackNotre cher CC va bien, pas d’avarie à signaler. Le véhicule a même affronté avec courage les épreuve de la plage en flirtant avec l’enlisement à plusieurs reprises :). Seul problème : nous sommes en panne de gaz, donc de frigo et de plaques de cuisson depuis plusieurs semaines. J’ai un bon espoir de faire avancer cela ici à Kuala Lumpur car cela complique drôlement la vie familiale.

Son panneau solaire est redevenu efficace en Iran. Les deux raisons sont qu’il y a toujours du soleil là bas et que je me suis mis à le nettoyer  très souvent… Bah oui, couvert de terre ou de sable, ça marche moins bien !

Comment vont les parents ?

Au niveau santé ou moral, aucun problème à signaler. Stéphanie a eu un petit retour de sa fameuse calcification à l’épaule mais c’est « passé » après quelques jours de repos du bras concerné. Nous sommes plutôt affutés physiquement car notre rythme de vie est soutenu et nos repas assez « dépouillés de fantaisie ».img_2968-medium 20161127_152240-mediumEntre nous, tout roule super bien. Nous sommes on ne peut plus soudés et vu nos dernières galères, c’était vraiment salvateur. Toujours solidaires sur le front, nous formons une équipe solide.

Comment vont les enfants ?

La santé est bonne ! Notre petite Manon a subi un mois de maladie, sans nul doute à cause d’une mauvaise eau bue en Iran. En Iran, l’eau est potable, mais pas sur tous les robinets… Fort heureusement, elle va maintenant beaucoup mieux après un total de 5 + 10  jours d’antibios costauds ! Pour les autres, tout va bien au point de vue sanitaire.20161124_170651-mediumPour le moral, notre petite Romane semble s’être enfin habituée à l’idée du voyage. Elle ne nous parle plus de retour à Nantes et prend les jours comme ils viennent.  Elle adore les visites. Je pense que notre passage en mode sac à dos + hôtel lui a beaucoup plu. Les grandes n’ont pour leur part toujours aucun blues et profitent à fond.dscf5567-mediumAu niveau « assistance logistique », les grandes  se chamaillant sans arrêt, nous ne pouvons rien leur confier ensemble sans que cela tourne au crépage de chignon et crée des tensions hyper pénibles.

Comme je vous le disais, ce qui cloche encore et toujours, c’est l’entente entre Marine et Morgane. Nous ne parvenons pas en fait à ce qu’elles passent du temps à vivre ensemble. Du coup, elles sont toujours en quête d’échange avec nous (les parents), de manière exclusive (puisqu’elle ne partagent pas) et donc en situation de « jalousie rotative ». De notre côté, cela ne nous libère pas de temps pour manager, gérer et anticiper les problèmes. Pour vous donner une idée, nous avons du faire au maximum 5 jeux de société tous ensemble depuis notre départ. C’est vraiment le problème à résoudre pour nous, le cœur de ce voyage. Durant la maladie de Manon, la situation a été encore plus dure. Les parents tournés au maximum sur la petite n’étaient même pas là pour réguler les autres qui se déchiraient entre elles. Nous sommes pour l’instant très déçus sur ce point.

Déplacements (Fréquence et rythme)

Sur ce point, nous ne sommes toujours pas très bons.
En Iran, nous sommes allés assez vite car nous n’avions que 30 jours. Du coup nous avons quelques jours de longue route. Nous avons ciblé les sites les plus intéressants  et sommes restés sur l’axe principal vers le sud.

Le syndrome de précipitation nous a amené
> à vouloir vite quitter l’Iran vers Dubai,
> à quitter vite Dubaï à cause du coût et la maladie de Manon,
> à nous faire une étape aux Philippines qui bien que sympa n’était pas indispensable car la Malaisie nous aurait fourni les mêmes avantages si nous nous étions bien préparés.

Bref, nous refaisons notre vœux pieux de prendre notre temps en Malaisie :).

La bonne nouvelle dans tout cela c’est que la famille supporte bien la migration d’hôtel en hôtel par avion, taxi, minibus, sidecar et j’en passe :). Ils continuent à dormir, manger ce que nous trouvons et s’adapter rapidement aux contraintes de chaque nouvel environnement.20161123_190324-medium 20161124_073619-mediumFourniture et alimentation

Après la diète des derniers jours en Iran (car plus de liquide après paiement du Shipping), nous avons du passer à Dubaï à une alimentation « sans frigo » donc en flux tendu. Nous alternions fast-food, repas conserve+pain, nouilles chinoise et pâtes. Une fois arrivés à Manille, nous sommes passés en mode petit déjeuner « à la maison » et « restaurant » pour les autres repas. Le petit déjeuner incorpore toujours du pain (de mie seulement, snif…) et de la confiture. Le lait en revanche est passé à la trappe : trop cher, pénible à conserver et à transporter !

Dans nos nouveaux pays, il est moins cher de manger dans la rue que de cuisiner soi même… Nous goutons ainsi avec un grand plaisir la cuisine asiatique, surtout depuis notre débarquement Malaisien. Nous l’avions lu partout mais c’est confirmé : Ici c’est un régal à moindre coût pourvu qu’on aime le riz et/ou les pâtes … bien épicés. Nous mangeons pour un ou deux euros par personne et c’est délicieux.

L’eau provient maintenant uniquement de sources certifiées. Chat échaudés craint l’eau froide ! A Dubaï, achat de bouteilles, aux Philippines nous avons eu à notre disposition des réservoirs de 20l remplis d’eau purifiée qu’on échange comme des bouteilles de gaz. En Malaisie, nous devrions utiliser des distributeurs de cette eau purifiée disponibles dans les rues.

Information importante : Nous avons enfin retrouvé de la bière et du vin (un peu cher..). Vu les chaleurs que nous avons traversées je trouve que la charia interdisant l’alcool devrait être condamnée pour crime contre l’humanité !

Types de dodos

En Iran nous dormions partout sans souci, sauf quand la police ne voulait pas ou que les habitants voulaient nous déplacer vers un endroit plus « safe »… selon eux en tout cas. Nous avons adoré les freecamping avec tous ces iraniens sous leurs tentes.

A Dubaï, nous dormions sur la plage, 20161109_113318_pano-mediumcela ne dérange personne.
Maintenant, nous dormons à l’hôtel. Aux philippines, une petite semaine dans un airbnb au 19ème étage d’une tour avec piscines, une grosse semaine dans une cahute au bord de mer un peu « plein de bestioles ».

Nous sommes actuellement en Malaisie à Kuala Lumpur en plein cœur de Chinatown, dans un merveilleux petit nid (the birdnest 1), avec un café et une grande terrasse arborée sur le toit  et pleins de voyageurs…  qui partagent leurs cigarettes ou leurs verres… Nous avons peut-être un peu trop abusé hier, car ce matin, les voitures roulaient toutes à contresens !

Certains aspects du camping car nous manquent, nous sommes contents de le récupérer  même si nous redoutons les premières nuits chaudes et humides dans le véhicule :).

PHILIPPINES – MANILLE puis plage

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons d’arriver à Manille, toujours un peu en train de courir. Notre Manon est malade et fatiguée par les derniers jours, le CC attend sur son flat-rack et nous avons hâte de nous poser enfin pour de bon. Rassurez vous, cette fois, c’est la bonne !

Notre airbnb à Quezon city

Nous avons attrapé un taxi à l’aéroport, et un bon ! De nombreux taxis privés hors de prix vous harponnent mais il faut tenir bon et chercher la station des « regular cab ». Il y a une longue file d’attente mais… les familles sont prioritaires :). 1h30 de route pour qq kilomètres : les bouchons de Manille sont constants et impressionnants !

Nous atteignons finalement notre charmant appartement vers 17h00. Il est au 19e étage, grand (30m2 :) ), propre et climatisé.20161124_073619-medium 20161124_073605-medium 20161124_073554-mediumIl nous reste quand même à prendre soin au plus vite de Manon. Je repars avec elle dans ces mêmes bouchons vers la clinique recommandée par notre assistance.  Il est 18h30 quand j’y arrive, méga rincé. Mon anglais décidément trop imparfait, l’accent terrible des philippins et la fatigue jouent vraiment contre moi, mais je m’accroche ! Je suis fort heureusement gentiment pris en charge et je ne vais passer que 4h aux urgences avec mon bébé d’amour.20161119_190205-mediumLa prise de sang confirme une infection et sans doute une origine bactérienne pour la diarrhée (je vous dis cela moi je ne suis pas docteur…). Nous repartons donc avec un anti diarrhéique pour 5J et un antibiotique de cheval pour 10j  que je vais aller acheter au drugstore, comme aux States. 20161123_135513-mediumTrop fun : On y vend des médicaments mais aussi des chips arôme barbecue :)

Enfin tout va mieux

Le lendemain, Manon nous a fait son premier « caca moulé » ! Nous l’avons tous applaudis en cœur !!! Elle reste encore fatiguée et surtout, nous ne savons pas si après les 5j d’anti diarrhéique cela restera nickel…
Dans la foulée, nous recevons un mail de Daryl (notre super agent de Shipping à Kuala Lumpur) confirmant que le CC est bien parti sur son bateau vers Kuala Lumpur.

Nous allons donc commencer à nous reposer.

Nous profitons un  peu des sept piscines20161121_140416-mediumet surtout découvrons la vie locale : Les « food courts » où on peut se nourrir varié pour « 2 francs six sous :) »20161123_190324-mediumUn énorme « mall » qui nous rappelle rapidement Dubaï20161123_200134-mediumet nous fournit enfin vins et bières qui nous ont tant manqués ! 20161120_161512-mediumGrâce au wifi de notre appart, nous allons régler de l’administratif et multiplier les facetime avec la France. Attention aux 7H de décalage ! Grâce à  l’un d’entre eux avec Jolie Maman, nous allons vivre un nouvel épisode super chaleureux dans le voyage. Je laisse Marine vous le raconter

Une copine locale (par Marine)

Durant notre séjour à manille nous avons rencontré Margaux,20161122_224140-medium la nièce d’une amie de Mamie de la Baule, en mission humanitaire de 6 mois pour l’association Virlanie. Cette association philippine, fondée par un Français, a pour but principal de recueillir les enfants des rues et de permettre une réunification familiale, une adoption ou une formation à une vie d’adulte autonome.

Dans leurs locaux situés dans le quartier de Makati, ils ont des maisons pour les enfants qui varient en fonction des âges et du sexe, une école, un centre artistique… Nous avons pu visiter la maison des garçons de 13-18 ans, la maison mixte des 4-6 ans, celle des handicapés ainsi que celle des tous petits dans laquelle Margaux est volontaire. L’âge des tous petits est 0-4 ans pourtant Manon fait la même taille que les plus grands.

A proximité des locaux de l’association, nous avons vu de vrais bidonvilles 20161122_143915-mediumalors que je pensais que cela n’existait que dans les livres de géographie pour embêter les collégiens. A la fin de la journée, Margaux est venue diner chez nous. C’était une super journée.

On repart de l’avant

Margaux est « hyper pêchue » et nous allons vraiment passer un excellent moment d’échange avec elle. Nous allons notamment galérer tous ensemble pour rentrer chez nous en prenant un Jeepney (minibus à 7 Pesos donc 14  centimes d’Euro) pullulant ici20161121_165627-mediumpuis le métro bondé et enfin un bus attrapé en courant !

Cela nous fait un bien fou après nos dernières heures un peu « seuls face aux emmerdes ». Elle nous transmet une bonne dose d’énergie et nous la quittons bien regonflés !

Le lendemain, nous organisons le reste de notre séjour Philippin pour aller dans un hôtel sur une plage d’une ile assez proche, avec infrastructure médicale accessible au cas où :). Nous réservons 7 nuits sur l’ile de Mindoro, au Montain Beach Resort, 20161128_110419_pano-mediumprès de Puerto Galera. Mais Morgane va vous raconter la suite :

En route vers la plage (par Morgane)

Nous partons de Quezon city en taxi jusqu’à la gare routière où nous cherchons un bus qui nous emmène au port (3h de route mais il s’arrête toutes les 5 minutes, des vendeurs de tout et n’importe quoi montent au feu rouge pour redescendre au  feu suivant).dscf5567-mediumimg_2965-medium Nous n’avons ni à boire ni à manger quand nous arrivons au port et nous sommes pris par un rabatteur (qui nous fait payer 5 euros pour juste 5 minutes d’utilité) qui nous jette dans le bateau qui part immédiatement.20161129_105209-mediumBref nous partons affamés et assoiffés pour une heure trente de trajet. (Bon, Morgane exagère un peu, ils vendaient de la bière et de l’eau sur le bateau et nous avions des gaufres industrielles…)20161124_135249_pano-mediumimg_2968-medium En arrivant nous prenons le tricycle (moto avec un side car) avec des françaises rencontrées à la descente du bateau. Nous arrivons juste devant notre hôtel : Notre chambre est un bungalow 20161124_170127-mediumavec une cuisine « rustique », 20161127_094756-mediumdeux salles de bain 20161127_094808-medium(équipées de toilette et douche froide), deux chambres avec lit double et un étage au dessus (pour marine et moi). Nous avons une terrasse et la mer à 20 mètres. img_2977-mediumPar contre nous sommes là pendant un typhon qui dure 2 jours donc il pleut parfois très violemment et il y a du vent et des coupures d’électricité et donc plus de ventilateurs ; nous sommes donc réveillés le matin morts de chaud. Nous rencontrons nos nouveaux amis, des cafards !

Alors on ne fait plus rien… ou presque

Nous allons passer les jours suivants à nous reposer, jouer au billard, régler de l’administratif en retard (Nous avons du faire remplacer notre chaudière en France : Merci à Ninie et jolie maman, nos relais  en métropole !), préparer (un peu) notre étape suivante, nous baigner, faire des facetime,  écrire des articles, prendre l’apéro,20161125_200423-mediumdscf5578-medium20161126_203731-mediumdormir…img_20161129_112326-mediumNous sortons quand même un peu de notre bungalow et allons rencontrer les locaux (Nous y avons bien pris goût) même si cette fois c’est dans une relation plus… commerciale qu’en Iran.20161126_172443-mediumdscf5582-medium 20161126_173101-medium 20161126_170940-medium 20161124_170651-mediumLe seul point noir est que nous entrons en communion directe avec la nature locale : cafards à chasser de la maison, intrusion d’une sauterelle de 20cm de long à la nuit tombante entre autres bêtes  inquiétantes. Il va de toute façon falloir s’habituer :)20161128_225644-medium 20161128_225919

Nous repartons demain (Jeudi 01/12) pour l’aéroport de Manille d’où nous décollons vendredi vers Kuala Lumpur. Nos billets et réservations sont faites à J-3 : C’est pour nous une véritable performance dans la planification :).

 

EMIRATS – DUBAI le retour et le départ

Rappel de l’épisode précédent

Nous venions de nos installer sur la plage de Sharjah pour récupérer après notre arrivée accrobatique à Dubai.

Sharjah, se refaire la frite ?

Nous sommes  sur cette plage entourés de nos amis Allemands (Heidi, Birte, Mickael, Norbert, Gerhard…) et Français (Gabriel et Fanny). dscf5436-mediumLe camping car est garé directement sur le sable. Cela rend la vie amusante aux enfants qui vivent sans chaussures et courent partout librement.20161110_165635-medium 20161114_113404-mediumLes deux grandes vont même se voir offrir un tour de « bouée grande vitesse » par les plagistes avec qui nous avons sympathisés.20161111_101150-mediumdscf5422-medium dscf5433-medium5 jours vont s’écouler sans que nous ne fassions vraiment quelque chose. Il faut dire que nous trainons encore de petits tracas.

Toujours pas de gaz : malgré tous les efforts de nos copains locaux (Amin et Ibrahim) nous sommes condamnés à vivre sans réfrigérateur ni plaque de cuisson. Les courses  et les repas en flux tendu nous occupent pas mal… Heureusement (pour le café !!!) nos amis allemands nous dépannent en nous prêtant leur réchaud de secours. Nous passons auprès d’eux pour des amateurs finis :)

Manon est toujours malade : Après une accalmie passagère, sa diarrhée est repartie de plus belle. Nous nous réveillons la nuit et devons faire quelques lessives de drap « bien chargés » à la main. Je m’aventure donc dans une belle clinique privée Dubaienne. On se croirait dans Dr House, tant pour l’ambiance que la facture (que notre assistance va prendre en charge). J’en reviens avec 5 jours d’antibiotique.

Dans ce pays encore, il n’existe pas de laverie « à la machine ». On veut nous fait payer à la pièce, ce qui monte à des dizaines d’euros pour une seule tournée. Nous lavons donc notre linge par petits paquets à la main, cela devient une routine :).

En parallèle, nous faisons avancer le shipping du CC : il faut faire à l’économie et éviter de laisser notre maison roulante trop de jours à l’avance. J’échange par mail avec la Malaisie et par téléphone avec des Dubaii/indiens… Je galère avec mon anglais que je trouve de moins en moins « fluent » depuis le début de ce voyage :).

Néanmoins les journées sont agréables à 34° sur le sable. Comme  disait Aznavour, la misère est moins pénible au soleil ;). 20161114_113540-medium 20161114_141524-mediumNous discutons et descendons quelques verres régulièrement avec Gabriel et Fanny, nos motards globe trotter arrivés avec les renforts Allemands. Nous allons également faire la connaissance de Cécile et Florent, parents d’Antoine et Marion. dscf5435-medium dscf5440-mediumIls sont expatriés et viendront jouer sur la plage pour partager un peu de temps avec nous. Au passage, ils vont nous rendre le service d’une petite lessive :).

Repartir pour profiter de Dubai

Un beau matin, nous décidons qu’il faut quitter cette plage pour aller visiter Dubai et relancer le voyage. Nous rejoignons donc la Kyte Beach pour nous rapprocher des fameux gratte-ciels de 900m 20161114_165231-mediumet des « mall », centres commerciaux grands comme des villes.

A peine installés on nous annonce qu’il faut laisser le camping car au port pour préparer le shipping. Nous isolons donc toutes nos affaires dans la soute et partons à la recherche d’un hôtel abordable… pour J+1 :). A six personnes, c’est chaud mais trouvons finalement deux chambres dans le vieux Dubai.20161116_101530-mediumC’est de là que nous allons visiter le « Dubai Mall », 20161116_130714-mediumses fontaines et son gigantesque voisin le Burj Califat culminant à 890 mètres.  dscf5468-medium Tout est hallucinant ! A l’intérieur du Mall on trouve des parcs d’attractions, un aquarium de 20 mètres de haut,20161116_161047-mediumune patinoire, 20161116_141712-mediumdes dizaines de restaurants, des taxis internes pour se déplacer,20161116_161817-mediumet même une bonne franchise française qui vend le flan aux œufs à 5€. 20161116_181603-mediumBref, c’est démesuré :). D’ailleurs ils étiquettent les enfants comme sur les plages bondées20161116_201445-medium

Au soir, les fontaines autour du Mall offrent un spectacle d’animation grâce à leurs motorisations synchronisées. 20161116_183336_night-mediumLe tout est complété par un jeu de lumière sur le « Burj Califat ». 20161116_182458-mediumC’est presque aussi impressionnant que… la foule des perches à selfie chinoises qui filment le spectacle :).

Le shipping du cc se finalise

J’emmène un matin mon cher CC aux préparateurs qui vont m’annoncer que pour l’inspection des douanes, le CC va devoir rester ouvert et que les clés vont devoir voyager dedans… C’est carrément une opération « portes ouvertes » sur le véhicule durant 3 semaines de mer ! Il ne nous reste plus qu’à espérer car même si leur valeur est faible, nous tenons à nos simples fringues et outils. Nous relativisons grâce aux récits de voyageurs qui durant leurs shipping avaient carrément laissé tout ouvert pour éviter la fracture des fenêtres… au moins il est prêt à partircc-sur-rack La visite des douanes sera repoussée deux fois. Du coup, elle se fait le jeudi à 16h. Juste avant le combo vendredi-samedi-dimanche (WE de Dubai + WE de Malaisie). Le lendemain, pour éviter de rester deux nuits de plus, je fais le forcing pour laisser les derniers documents signés à la réception de l’hôtel. Nous voulons consulter à nouveau pour Manon et anticipons un long traitement. Il vaut mieux donc arriver vite à Manille pour nous poser et nous concentrer sur elle.

Il est donc 11h30 le vendredi 18/11. Nous pouvons enfin partir. Nous réservons alors enfin nos billets vers Manille pour le soir même puis le logement airbnb qui nous accueillera… le lendemain. Tout est bouclé ? Ça tombe bien il faut rendre la chambre à 13h00 :).

Une dernière ballade et en route

Nous visitons encore un peu le vieux Dubai, de vrais restaurants locaux abordables 20161118_133751-mediumun vieux fort tellement authentique qu’il en est louche (il rappelle l’époque des glorieux nomades de la région) 20161117_154054-mediumdscf5550-mediumSes petits bateaux qui font la traversée du canal historique de l’émirat20161117_151414-medium 20161117_151159-medium 20161117_151100-mediumson souk de l’or, dscf5562-mediumses boutiques à touristes puis partons tôt à l’aéroport. De là, nous embarquons donc (à 23h) avec notre cheptel de filles. C’est un avion de nuit, tout le monde va donc dormir… enfin presque :) La clim est bloquée à 15 degré et nous sommes tous gelés !

Arrivés à Manille,  dernière petite émotion : aucun des 6 distributeurs ne prend ma carte visa. Nous utilisons la mastercard de Stéphanie, montons dans un taxi et rejoignons notre rbnb.

La fin de l’épisode compliqué

En lisant tout cela, vous devez vous dire ce n’était pas une sinécure. Effectivement, cette période n’a pas été la plus fun du voyage. Mais rassurez vous, nous avons quand même passé de très chouettes moments et fait de très belles rencontres. Notre arrivée à Manille est le point final de pas mal de galères et le début d’une nouvelle période sympa, comme vous le lirez dans le prochain post.

EAU – DUBAI puis retour à SHARJAH

Le choc de Dubai

Les émirats Arabes unis, comme leur nom l’indique, sont une réunion de plusieurs émirats. Chacun a sa famille royale et donc ses lois. Parmi eux on trouve Dubaï. Dans ce pays, la mercedes est la voiture du pauvre. On lui préfère souvent le cayenne ou tout autre forme de 4×4 démesuré. Les routes ont toutes 3 voies (10 parfois pour l’autoroute) et les gens roulent plutôt vite. C’est une ville à l’américaine : toutes les rues font plus de 2 kilomètres et on se déplace toujours en voiture pour avoir la clim avec soi. Autant vous dire que cela change de l’Iran.

Nous arrivons encore une fois de nuit et sans GPS dans cette ville de dingue. Nous nous installons près d’une plage, trouvons un petit truc à manger (attention ici on trouve des hotdogs à 10€…) et faisons rapidement un énorme dodo. Le lendemain, c’est un peu la gueule de bois :). Plus de produits frais sous la main car l’Iran s’est terminé sans argent. Plus d’internet car nous sommes dans un nouveau pays. Notre bébé nous réveille la nuit pour vomir ou changer sa couche. Nous n’avons pas encore trouvé de shipping vers la Malaysie. Cerise sur le gateau : Nous n’avons plus de gaz donc plus de frigo ni de plaque de cuisson.

Ne pas sombrer :)

Nous nous attaquons donc aux problèmes par priorité. Nous rencontrons Paul, un belge expatrié, qui va nous indiquer où et comment acheter une carte sim. Nous serons ainsi capable de nous déplacer. Après une heure passée à nous perdre, nous trouvons le lieu et un supermarché. Deux problèmes résolus ! Nous nous attaquons alors au shipping et je contacte notre agent local. Celui ci m’apprend que nous roulons sans assurance ! Nouveau problème gratuit ! Il passe alors vingt coups de fils pour m’aider et m’apprend que je dois aller voir la régie des transports pour régulariser ma situation…

Une parenthèse inespérée

Le soir, nous sommes invités par Paul dans sa famille. Ils vont nous offrir une bouffée d’oxygène énorme en nous recevant comme des rois. Vin français, conversation sur le pays, fromage, TARTE AUX POMMES et même digestif ! 20161107_230520-mediumUne emm… de moins

Le problème d’assurance est passé en priorité une, vu les risques encourus. Je pars donc le lendemain à 7h pour les bureaux de la régie. Là bas, je vais parcourir 10 bureaux, rencontrer 30 personnes et supplier 3 managers de m’aider. Ils ne peuvent rien pour moi car je suis un cas « non prévu ». Mon véhicule a été importé aux émirats mais ne doit pas être immatriculé ici car il va repartir. Pire encore, je veux le conduire sans le faire immatriculer ici. De toute façon, pour le faire immatriculer, je devrais être résident mais alors cette  immatriculation serait définitive… Vous n’avez rien compris ? c’est normal ! En fait il n’est pas prévu qu’on fasse du tourisme ici avec sa propre voiture. Alors ils se contentent de laisser faire… J’ai donc passé 4 heures de galère… pour rien ! Nous sommes dans une tolérance qu’on m’a à peine confirmée, et encore verbalement. M’enfin ici la police a les moyens de vous intercepter…20161108_092623-medium 20161108_084050-mediumEt pour l’assurance ? Une seule compagnie ( taper « al ain ahlia » sous google) assure temporairement les voitures à plaques étrangères. Il m’aurait suffit d’aller les voir directement et le problème était réglé. Nous y allons donc vers 13h et sortons à 13h15 allégés de 125€ pour deux semaines d’assurance. Au moins sommes nous maintenant en situation de droit pour rouler !

Faire un break avant de craquer

Nous partons ensuite à la dérive vers un quartier industriel pour tenter de trouver du gaz. Nous tournons et réalisons que nous faisons n’importe quoi. Nous décidons alors de vivre quelques temps sans gaz pour d’abord récupérer notre lucidité. Nous nous rendons donc sur la plage de Sharjah, citée par plusieurs blogueurs. Nous y sommes très bien accueillis, garons le camping car direct sur le sable et prenons du repos.

20161108_164010_pano-medium 20161109_113318_pano-mediumC’est là que les choses s’améliorent un peu. D’abord les gars de la plage essaient de nous aider à trouver un remplissage de gaz… sans succès. Ensuite, nous voyons débarquer un groupe d’étranger (dont un couple de français à moto) fraichement débarqués de Bander Abbas. Ils ont enduré ensemble les mêmes souffrances que nous 3 jours avant. Nous allons passer les jours suivant tous ensemble sur la plage avec l’assistance bienveillante des propriétaires de la plage privée. 20161109_144929-mediumdscf5419-mediumCes derniers vont par exemple nous emmener faire des courses, chercher pour nous une laverie, nous fournir de l’eau etc. Ils vont même jusqu’à convaincre le loueur de plage d’offrir un tour de « bouée tirée par un scooter des mers » à nos enfants.

Bref cela fait 4 jours que nous sommes sur cette plage et que nous récupérons. 20161110_074006_pano-mediumNous sommes toujours en attente d’un bon shipping vers la Malaisie. Nous avons à priori choisi d’aller aux Philippines pendant le shipping du CC (pas cher, sympa pour les enfants et bonne météo).

A l’heure où je vous écris notre petite Manon commence elle aussi à aller mieux. Son petit ventre digèrerait il enfin le rythme de dingue des derniers jours ?